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Coffre-fort numérique pour les démunis ?

Les nouvelles technologies ne sont pas uniquement destinées pour les facilités d’une certaine classe de la population. Il arrive également que de nouveaux procédés soient destinés à être utilisés par les personnes démunies. En effet, ils disposent également des documents personnels qu’ils veulent sécuriser. Les démarches administratives de certains pays demandent des documents personnels comme une carte d’identité, un certificat de travail et même des papiers d’état civil.

 

En général, les démunis ne peuvent pas les présenter pour bénéficier de certains avantages sociaux et toucher leurs droits car leur précarité ne leur permet pas de garder ces documents dans des endroits sécurisés.

 

À l’écoute des démunis

 

Pour y remédier, certains pays ont mis en œuvre, pour cette population à risque, les coffres-forts numériques. Au moins, ces démunis éviteront les rendez-vous éventuels, les contacts de guichet où il faut se rendre et d’affronter les regards de dédain dans certaines institutions pour exposer leur cas.

 

Perdre des papiers importants est une épreuve bien lourde pour tout le monde. On ne saurait mesurer les conséquences si la perte ou détérioration accidentelle de papiers touche un démuni, particulièrement exposé à ce risque.

 

Pour un démuni, le fait de stocker ses papiers sur Internet n’est pas tellement évident. Il peut être analphabète et il peut ne pas maîtriser les rouages des méthodes informatiques.

 

Certains pays étudient la faisabilité d’un tel projet. La création d’un tel coffre-fort numérique apportera une aide inestimable à cette frange de la population. Il est évident que toutes les personnes ne sont pas censées savoir de quoi il s’agit.

 

Mais seuls ou accompagnés, les plus démunis auront la possibilité de scanner leurs documents administratifs, et de les stocker une bonne fois pour toutes sur un serveur informatique.

 

La nouvelle technologie

 

Les nouveaux dispositifs des hautes technologies sont destinés à simplifier autant que possible les procédures à suivre.

 

Concrètement, les pays développés ont créé des points informatiques dotés de programmes capables de lister l’ensemble des droits auxquels peuvent prétendre les usagers. Ces matériaux sont mis à disposition dans les caisses d’allocation familiale, les conseils communaux d’action sociale ou les conseils généraux.

 

Un système spécifique a été inauguré en France. Il est composé d’une borne pour scanner les documents et d’un site Internet pour les stocker ou les imprimer si nécessaire. Les documents peuvent être attestés conformes aux originaux par un salarié présent. C’est déjà un grand pas.

 

L’opération est budgétée à hauteur de 75 000 euros dont la moitié est prise en charge par les régions de la Provence, Alpes et la Côte d’Azur. 20 bornes en ont complété le nombre dans ces régions et particulièrement dans des lieux gérés par plusieurs associations présents dans la région.

 

Ces bornes informatiques sont essentiellement composées d’une tablette et d’un scanner. Il existe également des boutiques de solidarité qui disposent d’une borne destinée à recueillir les informations et les documents personnels de certains démunis presque analphabètes. Une assistance permanente est assurée auprès de toutes ces bornes pour positiver le projet de coffre-fort numérique en France.

 

Des organismes humanitaires internationaux ont mis en place un système permettant aux plus démunis de conserver une trace numérique de leurs documents d’identité, certificats médicaux, papiers divers attestant leurs droits, photos d’êtres chers, en bref tous les documents importants et de valeur.

 

En bref, l’adoption d’une telle solution pourrait à terme être favorable aux travailleurs sociaux qui gagneront assez de temps pour se consacrer aux autres personnes.

 

La simplification des procédures

 

Dans le cadre de l’application globale du plan pauvreté dans tous les pays, la simplification des procédures à suivre par les démunis a été dûment étudié.

 

En prenant l’exemple de la France, l’expérimentation d’un gros dossier unique composé de plusieurs dizaines de pages a regroupé les avantages et les droits sociaux de la population. Les résultats n’ont pas été probants. Particulièrement, des cases ne sont pas clairement expliquées et restent incompréhensibles pour permettre à la masse de la population de cocher correctement. Par ailleurs, la déclaration des revenus de l’année passée et d’autres par trimestre se révèle trop compliqués.

 

Pour corriger ces défauts de fabrication, une mission composée de l’administration et d’une délégation des personnes qui vivent dans la pauvreté au quotidien se chargeront d’étudier et de proposer une nouvelle formule simplifiée des différents formulaires.

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